Dimanche 6 avril 2008
Par Alex - Publié dans : Nasdaq
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Dimanche 6 avril 2008
Par Alex - Publié dans : Nasdaq
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Samedi 5 avril 2008
Par Alex - Publié dans : CAC 40 Weekly
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Samedi 5 avril 2008
Par Alex - Publié dans : CAC 40 Daily
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Samedi 5 avril 2008
Par rapport aux plus hauts de 2007, on observe actuellement les pertes suivantes qui sont déjà lourdes pour ceux qui sont restés investis :
 
Europe – Asie :
 
CAC : -28%
Eurostoxx : -25%
Nikkei : -35%
Hang seng : -34 %
 
USA
Nasdaq :–24%
SP500 : -19 %
Dow : –16%
 
Les indices US (sauf le Nasdaq) résistent malgré tout mieux que les autres, en particulier le CAC.
 
A mon avis, il y a deux grandes raisons à cela :
 
1) La composition du CAC le rend plus volatil et plus cyclique et fait que cet indice a tendance à amplifier les phases de baisse par rapport au DOW (on l’a vu en 2001-2002).
2) Et surtout, il y a l’influence des monnaies. La finance est internationale, et les indices s’ajustent aussi en fonction des variations monétaires.
Si on exprime les indices US en euros, la « meilleure » performance de ceux-ci disparaît complètement à cause de la baisse du $ :
Par rapport aux plus hauts on observe :
 
-31% sur le Nasdaq
-28% sur le SP500
-24% sur le DOW.
Montants totalement semblables à ceux observés en Europe !
 
Par Loïc Abadie
Par Alex - Publié dans : Articles Tropical Beat
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Samedi 5 avril 2008

Ce début de récession aux USA peut sembler pour le moment paradoxal :

D'un coté on a une crise déjà très puissante sur l'immobilier et le secteur financier, qui est déjà la plus importante des 40 dernières années, tout en sachant qu'on est encore loin du point bas.
De l'autre côté, la contagion à l'économie réelle, en particulier aux secteurs clés que sont la consommation et l'expansion du crédit existe, mais reste pour le moment très modérée.

Voyons cela plus en détail :

Pour l'immobilier, ce graphique sur les mises en chantiers de logements individuels situe bien l'ampleur de la crise, qui devrait dépasser largement tout ce qui a été observé depuis l'après-guerre.



Les prix suivent à présent le mouvement, avec un déclin sur l'indice des prix Case-Shiller qui dépasse les 10% en rythme annuel et s'accélère chaque mois.

Les stocks de logements à vendre continuent à progresser, il n'y a donc aucune amélioration à attendre, au contraire : avec des invendus qui s'accumulent, et des ventes forcées sur saisies immobilières qui saturent le marché, les vendeurs vont devoir baisser les prix encore plus vite.


données : census bureau.

Côté financier, les pertes officiellement reconnues s'élèvent déjà à 232 milliards de $ d'après 
ce tableau récapitulatif. 

Et une estimation de Goldman Sachs prévoit qu'elles dépasseront 1200 milliards de $ (plus de 8% du PIB US). Il y a moins d'un an, les estimations de ces mêmes pertes allaient de 30 à 100 milliards au maximum, ce qui en dit long sur les capacités des experts à prévoir l'ampleur de la crise en cours !
(Dans un prochain article de ce blog je donnerai une estimation personnelle des pertes potentielles sur les prêts immobiliers par une approche basée sur les "negative equity").

En face de ces deux crises très sévères (immo et finances), les ménages parviennent encore à augmenter leur endettement : l'expansion est moins rapide depuis 2007, mais continue, à un rythme de 7% par an.
Le graphique ci-dessous s'arrête à décembre 2007, mais les données disponibles sur février et début mars (
stats H8 de la fed) indiquent que la tendance se maintient encore.



La consommation des ménages commence à être touchée, avec des ventes au détail qui reculent légèrement en monnaie constante et viennent de passer sous la barre du 0 depuis le début 2008 :


Mais nous sommes encore loin d'une situation de récession sévère.
Les magasins continuent de présenter des ventes assez soutenues, comme le montre le
dernier point de shoppertrack, qui signale une hausse des ventes de 6,4% pour les 3 premières semaines de mars, aidées cependant par les fêtes de Paques.

Cette situation paradoxale conduit évidemment une majorité d'experts à prévoir une "mild recession", c'est à dire une récession douce, qui durerait quelques mois avant une reprise économique dès le second semestre 2008.
Mon analyse est évidemment totalement opposée, la récession actuelle est effectivement légère...comme elle l'était au 1er semestre 1930, juste avant la grande dépression qui a sévi de fin 1930 au début 1932.
Il ne faut pas croire aux miracles, et notamment que 20 ans d'excès et d'expansion anarchique du crédit vont être corrigés par une mini-récession de quelques mois...cela n'a aucun sens !

Les experts ont nié l'existence de la crise et la récession en 2007...à présent ils la minimisent comme attendu. Mais la vraie dégradation est déjà en préparation :
La confiance des consommateurs a touché un plus bas de 35 ans au niveau des anticipations, en passant sous la barre des 50 :



Et le consommateur a de plus en plus de mal à maintenir son train de vie, avec des défaillances sur le crédit à la consommation qui augmentent rapidement :
Article de calculated risk.

Il ne faut donc pas se tromper sur le rebond actuel des marchés...il pourrait durer encore éventuellement quelques semaines, et amener le CAC dans la zone des 5100-5200 et l'eurostoxx vers 3900 pts. Nous entendrons alors sans doute fleurir les analyses sur le thème "le pire est derrière nous", "les décisions de la FED commencent à produire leurs effets".

En réalité, ce rebond devrait offrir une dernière porte de sortie aux retardataires qui n'ont pas encore vendu, et une opportunité sans précédent pour prendre des positions baissières sur la baisse des marchés à venir (je détaillerai cela dans un prochain article). La vraie crise, qui ne sera pas une "mild-recession" commencera quand l'expansion du crédit prendra fin...Et c'est probablement pour très bientôt !

Par Loïc Abadie
Par Alex - Publié dans : Articles Tropical Beat
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Samedi 5 avril 2008

 

Voilà... Nous l' appelions de tous nos voeux : le rebond fringant de la Place parisienne s' est bien manifesté à l' unisson de toutes les bourses du Globe. Le cac a gommé en l' espace de 15 jours plus d' un tiers de sa baisse accumulée depuis le début de l' année. Cette semaine, le bilan avoue sur la balance un fier +4.36%. Nos homologues en Europe sont également de la fête avec +3.10% à Francfort alors que la City londonienne voit son tableau hebdo verdir  de 4.47%. Wall Street parvient à reprendre plus de 3% sur son Dow Jones pendant que l' indice plus représentatif, le SP500,  exhibe une performance de +4.20%. Enfin, le Nikkey monte quant à lui de 3.69%.

Une "secousse" d' optimisme oserait-on alléguer due essentiellement à un changement de cap de la psychologie des marchés persuadés par les nouveaux déboires d' UBS que nous aurions touché le fond de la crise et que les dépréciations d' actifs du secteur bancaire avaient abattu leurs ultimes cartes...

Mais brandir déjà le joker de la confiance retrouvée n' est-il pas un peu prématuré voire hasardeux ?

Cette semaine, nous avons eu droit à des interventions du Président de la Fed qui commence seulement à admettre que les Etats-Unis risquent d' entrer en récession. Mais le comble du grotesque s' immisce par le fait que les "toutous" de Wall Street lui emboîtent le pas !

Les grands stratèges ayant pignon sur rue acquiescent l' "hypothèse" de Monsieur Bernanke.

Il y a belle lurette que l' Oncle Sam côtoie la récession. Il n' a certainement pas attendu après le satisfecit de la Fed et de ses dirigeants, ou d' économistes chevronnés...La communauté le sait pertinemment et les chiffres catastrophiques de l' emploi outre-Atlantique n' auront surpris que les âmes candides.

La collusion à travers de jolies paroles des principaux responsables pour faire croire que la Bannière étoilée pouvait échapper à une contraction importante de son activité ne fait pas de doute.Il appartient aux uns et aux autres d' éviter de prendre pour argent comptant les assertions habiles dont le rôle premier est de maquiller

la réalité conjoncturelle à coups de sophismes effrontés grimant la véracité économique au profit de belles digressions poussant à réfléchir à un  "avenir meilleur". A cet égard, les indices se seront plutôt bien comportés malgré cette douche très froide sur le front du chômage.

En vendant les marchés depuis des mois, les bourses ont acheté la rumeur.

Maintenant, alors que le mot  "récession" est dans les moeurs, en rachetant leurs positions, elles vendent la nouvelle. Cependant, nous allons encore vers de graves désillusions à cause de la flexibilité de la Banque Centrale américaine sur son prime rate.

Evidemment, au cours du prochain FOMC, elle va derechef appuyer sur la détente et ainsi lâcher du lest supplémentaire. Des "fedfunds" à 1.75. Probablement la prochaine étape !

Certes, a priori, compte tenu du ralentissement de la consommation à venir, le cycle va endiguer une résurgence violente de l' inflation, mais cette dernière sera sous-jacente encouragée par l' inflexion monétaire prodiguée par l' Administration Bush depuis plus d' un semestre. Fatalement, un rattrapage s' effectuera puisqu' en économie, le temps que la planète finance ne digère tous ces déréglages d' instrument, il y a toujours une période d' observation et de latence. Nous payons actuellement par le brusque coup d' arrêt  de la croissance les hausses successives du loyer de l' argent aux USA avec retard donc.

Attendons-nous (mêmes causes mêmes effets mais inversés) à ce que nous ayons droit à une terrible montée des prix  si le pays de Mickey poursuit dans cette politique monétaire accommodante pour sauver à l' instar  d' un Messie obnubilé par la seule santé de sa croissance qu' il a lui même en partie martyrisée auparavant en la mettant sous la pression de taux élevés (cf. les fonds fédéraux à 5,25%  l' été dernier).

La partie s' annonce bien délicate de ce côté-ci de l' océan pour le Gouverneur de la BCE d' autant que nous avons pris connaissance d' une inflation galopante sur le Vieux Continent.

Monsieur Trichet, s' il doit consentir un effort sur notre Refi pour lisser le différentiel dont l' écart s' annonce périlleux avec les taux américains, et pour donner une respiration souhaitée à l' économie européenne, va devoir bien prendre en considération tous les facteurs en présence et composer avec les quolibets qui ne manqueront pas de fuser.

Espérons que par le redémarrage de l' activité, si lent sera-t-il à opérer (sur la foi des perspectives de croissance mondiale corrigée à la baisse), nous n' entérinerons pas un mieux pour un pire...

Foxy

 

Par Alex - Publié dans : Analyse Conjoncture
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Samedi 5 avril 2008

Tout le monde en parle mais c'est quoi au juste l'effet janvier ?

 

Dans la littérature plusieurs interprétations se cotoient :

  • Je commence par celle qui a ma préférence, celle de Mark Twain "Octobre est un des moins les plus dangereux pour jouer à la Bourse. Les autres sont juillet, septembre, avril, novembre, mai, mars, juin, décembre, août et février". Il ne nous reste donc plus que janvier !

  • Pour d'autres janvier représenterait, statistiquement, le meilleur gain de l'année. Sur l'origine du phénomène personne ne s'accorde vraiment. Il pourrait être dû, soit aux déductions fiscales des pertes (ventes en décembre de l'année précédente) et à des reprises de position en janvier, soit aux dividendes réinvestis en début d'année, soit encore à des ajustements de portefeuilles (window dressing). La chose étrange est qu'on lui attribue un caractère universel alors que les régimes fiscaux des différents pays ne sont pas harmonisés, ni d'ailleurs les calendriers de distributions des dividendes (même entre les entreprises en France par exemple). Une autre réflexion au passage, si janvier est LE mois des bonnes affaires, alors pourquoi plutôt ne pas acheter en décembre ... avant tout le monde ?

  • Enfin selon certaines sectes boursières, janvier donnerait le ton pour l'année boursière : Gain en janvier, plus value fin décembre .... neige en janvier, Noël en décembre !

 

En fait que constatons nous ?

 

Pour le SBF 250, depuis 1969, 62% des années donne un résultat positif et 38% termine sur une perte. La moyenne des performances annuelles sur la période est de 11,03% avec une marge d'incertitude de 4,16%.

En approximant la distribution des performances annuelles de l'indice à une loi normale, on obtient par le calcul une probabilité de 33% de réaliser une des performances annuelles suivantes:

  • faire une performance négative (A<0 = 33%)

  • faire une performance supérieure à 22%

  • faire une performance entre 0 et 11% (la moyenne observée)

 

En résumé, la probabilité, pour le SBF250, de réaliser une année positive est de 66% indépendamment du comportement du mois de janvier.

fig3


 

Si on s'intéresse maintenant aux performances mensuelles du SBF250 sur cette période on obtient les informations suivantes:

  • 73% des mois de janvier du SBF 250 affiche une performance positive (de + 0,21% à + 18,47% !), contre  27% une  performance négative (de -0,86% à -10,47%).

  • juin est le plus mauvais mois avec 68% de baisse et 32 % de hausse seulement.

  • Mai, juillet et août sont globalement neutres.

Fig4


La distribution de ces mois de janvier s'éloigne un peu d'une loi normale ce qui à mon humble avis n'est pas abbérant compte-tenue de la faiblesse de l'échantillon (37 années). En maintenant néanmoins cette hypothèse, la probabilité calculée d'obtenir une performance positive en janvier est de 70%.

Fig5


 

En terme quantitatif la performance moyenne du mois de janvier, sur la période 1969-2006, est de 3% (avec une marge d'erreur de 0,92%) mais avec une dispersion importante autour de cette moyenne (ET de +/- 5,58%).

Fig6


 

 

Que peut-on tirer de tout ça ?

 

Tout d'abord que la faiblesse de l'échantillon (37 années) appelle à faire des approximations et donc que la prudence doit être de rigueur quant à l'interprétation de ces résultats.

 

Lorsque l'on rapproche les performances de janvier de celles de l'année on constate :

 

  • sur 27 "janvier positifs", 19 ont contribué à des années positives et 8 à des années négatives

  • sur 10 "janvier négatifs", 6 ont contribué à des années positives et 4 à des années négatives

 

En résumé 2/3 des mois de janvier a la même orientation que l'année qu'ils débutent. A partir des données du SBF250 on peut calculer la probabilité que l'année soit positive si le mois de janvier l'est lui aussi (probabilité conditionnelle que A soit >0 si janvier >0).

 

On obtient ainsi une probabilité de 70% d'avoir une année positive si le mois de janvier est lui même positif.

 

Au premier abord ce pourcentage semble séduisant. Mais à y regarder de plus près les mois de janvier "qui se trompent" sont associés à des contre-performances très pénalisantes sur l'année à l'instar de 1974 avec -30.77% malgré un mois de janvier en hausse de 6.18%.

 

La conclusion qui me parait plus exploitable est que tous les mois de janvier ayant fait au moins 6.2% ont tous été suivis par des années positives voire très positives majoritairement. La moyenne de ces 10 années (sur 37 observées) est alors de 35%.

 

La deuxième conclusion est qu'il n'existe pas de corrélation entre la performance du mois janvier et celle de l'année. Le calcul du coefficient de corrélation montre en effet que les performances des années et des mois de janvier ne sont pas liées linéairement.

 

Il ne sert donc à rien d'essayer d'extrapoler la performance annuelle à partir de celle du mois de janvier.

 

Enfin, les performances moyennes cumulées des 12 mois donnent une idée de la courbe de saisonnalité du SBF250 (échelle en points; 102 = progression de 2%).

Fig7


 

Sur cette courbe j'ai fait apparaitre pour chaque mois l'écart-type observé de l'échantillon. Ceci permet ainsi de tracer un canal en tirets rouges dans lequel les cours ont une probabilité de 68% de se trouver.


Roque

Par Alex - Publié dans : Analyse Conjoncture
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Dimanche 16 mars 2008
Après quelques mois d'absence me revoilà. L'ancienne plate-forme ne me convenait plus.
Ce blog sera constitué de 2 parties ; l'une qui suivra l'évolution de mon portefeuille et l'autre qui regroupera des articles que je trouve intéressant.
Par Alex
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